Captain Marvel en quête d’identité

Croyant ou non, la question identitaire est commune à tous les homme et peut se manifester sous différentes formes (identité sexuelle, culturelle, collective, sociale, spirituelle, …).

La question identitaire se pose de façon récurrente : l’essor du développement personnel, le coaching, le rapport à l’autre avec entre autres les problématiques du racisme ou du colorisme, évident aux Antilles (discrimination exercée en valorisant celles et ceux qui ont la peau plus claire, au détriment des personnes plus foncées – ex: l’expression ”po chapé”) ; l’Humain est perpétuellement à la recherche de preuves justifiant son existence, sa mission de vie, ce qui le définit. 

Ça y est, Marvel Studios a enfin introduit la pièce maîtresse de la saga Avengers, à savoir Captain Marvel. 
Voici mes premières impressions à chaud de ce que j’ai vu ; je vous invite au travers de cet article à une lecture entre les lignes du film à propos de l’importance de l’identité dans tous ses aspects.

Si vous n’avez pas encore vu le film


J’inviterai tous ceux et celles qui n’ont pas encore vu le film et qui voudraient le voir, à passer leur chemin pour le moment, car je suis amenée à rentrer dans des détails, et mon but n’est pas d’influencer votre (future) première perception du film.
Bon pour ceux qui n’envisagent pas de le voir, ben c’est l’histoire de Vers (de la planète Kree), alias Carol Denvers qui lors de son séjour sur terre, va découvrir d’étonnantes révélations, et qui va devenir l’une des super-héroïnes les plus puissantes de l’univers … . 

Mon avis sur le film


Dans son ensemble, Captain Marvel reste un bon divertissement, mais comparé aux histoires de Iron Man, Black Panther, ou même Aquaman (DC Comics) je n’ai pas beaucoup décollé de ma chaise. 
L’idée du film basé sur les flashback de souvenirs de Carole Denvers, sans aller plus en profondeur, m’a laissé un peu sur la fin.
Je m’attendais aux blagues impromptues que j’ai eu l’habitude de voir dans les autres films, mais il n’y en a pratiquement pas eu.Après Avengers est une grosse machine qui fonctionne à chaque sortie. Le souhait des réalisateurs aujourd’hui est sans doute, de reproduire les choses qui fonctionnent, après tout on ne prend pas de risques… . 
J’ai eu quand même un regain d’espoir après la fin d’Infinity War, où pour une fois, les gentils ne gagnaient pas à la fin.  

Une héroïne qui s’est cherchée et qui s’est trouvée


De ce que j’ai pu retenir de ce film, c’est l’importance de l’identité. Savoir pleinement qui l’on est pour être accompli, être à sa place.
Au départ l’héroïne s’appelle Vers, pour apprendre de façon brutale qu’elle s’appelle en vrai Carole Denvers, puis s’affirmer en Captain Marvel.
Le film commence par des cauchemars récurrents qu’elle fait, qui sont comme des souvenirs d’endroits, de personnes qu’elle n’a jamais connu. Son mentor, Yon Rogg essaye de la rassurer, sans succès. ‘’Vers’’ entreprend une quête sur elle-même. Par la force des choses, elle arrive sur Terre et apprend de façon fortuite que ses cauchemars ne sont pas des incohérences mais en réalité des souvenirs de sa vie passée sur Terre. 
Le rapport à l’identité a été illustré également par les Skrull, des êtres polymorphes dotés du pouvoir de voler l’identité physique de n’importe quel être vivant. Lorsque Vers / Carole Denvers a réalisé que tout ce qu’on lui a appris n’était que mensonge, le choc fut extrême au point d’affirmer « Je ne sais même plus qui je suis ! ». 
A ce moment précis, sa meilleure amie, Maria Rambeau, lui rappelle avec force qui elle est.

Qui dites-vous que je suis ? 


Même Jésus a posé la question aux disciples qui l’entouraient, afin de savoir s’ils savaient qui Il était, s’ils avaient pris le temps de ne pas juste marcher avec Lui,  mais apprendre à Le connaître, pour Le suivre avec assurance. Et vous, êtes-vous en mesure d’affirmer qui vous êtes ? Ou avez-vous jusqu’à aujourd’hui laissé les circonstances, les biens matériels ou les autres vous définir ? Etes-vous en accord avec ce que l’on dit de vous aujourd’hui ? 
Si ne cherchez pas à savoir qui vous êtes, quelqu’un se chargera de vous donner une identité qui ne vous correspond pas. Depuis notre naissance, le diable nous en a attribué une, nous conduisant à être désagréable aux yeux de Dieu. Le plus horrible là-dedans, c’est que tout ce qu’il a inséminé en nous n’est que pur mensonge et qu’il est impossible de changer d’identité par soi-même.

Comment savoir qui l’on est ?


Croyant ou non, la question identitaire est commune à tous les homme et peut se manifester sous différentes formes (identité sexuelle, culturelle, collective, sociale, spirituelle, …).
La question identitaire se pose de façon récurrente : l’essor du développement personnel, le coaching, le rapport à l’autre avec entre autres les problématiques du racisme ou du colorisme, évident aux Antilles (discrimination exercée en valorisant celles et ceux qui ont la peau plus claire, au détriment des personnes plus foncées – ex: l’expression ”po chapé”) ; l’Humain est perpétuellement à la recherche de preuves justifiant son existence, sa mission de vie, ce qui le définit. 
Au moins une fois, on s’est déjà posé la question ‘’Mais au fond, qui suis-je ?’’, ou bien comme Carole Denvers déclaré dans la détresse “Je ne sais même pas qui je suis !”, “Mais pourquoi donc suis-je sur terre?”
Et si vous vous rapprochiez de Celui qui a pensé à vous dans les moindres détails, alors que vous n’étiez encore qu’un embryon ? 
Psaumes 139.13-17
13 C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère.14 Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.15 Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.16 Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.17 Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables ! Que le nombre en est grand !En vous rapprochant du Créateur, vous pouvez également vous rendre compte de comment Dieu a tout pensé. Etant donné que le diable nous a donné une identité erronée, comment faire pour être juste aux yeux de Dieu ? 

Jésus est Celui qui restaure notre véritable identité, qui a été altéré par le péché. Il est Celui, un peu comme Maria Rambeau, qui sera en mesure de vous dire ‘’Voilà qui tu es vraiment !’’
Réaliser qui nous sommes vraiment prend du temps, car les mensonges du diable sont enracinés si profondément, qu’il est difficile de réaliser la Vérité.   Ecclésiaste 3.11[Dieu] a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité, sans toutefois que l’homme puisse appréhender l’œuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin

Je sais qui je suis!


Lorsque nous réalisons qui nous sommes vraiment, on est libre. Nous devenons inébranlables, puissants face aux intimidations de l’adversaire. L’identité vous pousse à vous affirmer et condamner les mensonges proférés à votre encontre. 
J’ai vraiment aimé cette partie où l’héroïne capturée par son ex-mentor a été enchaîné avec des liens sombres, alors que le match se jouait dans sa tête. Plus son identité se révélait, et plus les liens tombaient, et plus la lumière brillait pour la délier.Jean 8.32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.
Lorsque vous êtes pleinement ”vous”, vous ne pouvez plus garder les vieilles habitudes d’hier, vous aspirez à un détachement, une dissociation de ‘’l’ancien vous’’ … ce fut bien illustré par l’héroine, devenu Captain Marvel qui ne voulait plus porter la même tenue que les Kree. Elle décida de changer la couleur de son costume, passant du vert/gris au rouge/bleu. 

Lorsque vous êtes pleinement vous, vous n’avez plus rien à prouver à qui que ce soit. VOUS ÊTES, un point c’est tout. 
Que ces quelques lignes soient une réponse pour quelqu’un qui se cherche encore aujourd’hui.

Captain Marvel dans la Bible??!!


Pas besoin d’aller loin, pour découvrir des récits similaires à ce que Hollywood nous offre en matière de divertissement. 
Voici Les ‘’Captain’’ dans la Bible : eux aussi ont vécu une transition identitaire comme Carole Denvers

Moïse

Moïse a grandi au sein de la famille royale égyptienne, considéré alors comme un fils de Pharaon. A l’âge de quarante ans, il apprend qu’il est Hébreu, alors que ce peuple est réduit en esclavage par les égyptiens. Cette révélation sur sa vraie identité, va le conduire à faire des choix radicaux. 
Ça se trouve où? – Exode 2.11-15- Actes 7.23-29- Hébreux 11.24 à 26

Abram/Abraham

Par la foi, Abraham obéit quand Dieu l’appela : il partit pour un pays que Dieu allait lui donner en possession. Il partit sans savoir où il allait. Par la foi, il vécut comme un étranger dans le pays que Dieu lui avait promis. Il habita sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, qui reçurent la même promesse de Dieu. Car Abraham attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. Par la foi, Abraham fut rendu capable d’être père, alors qu’il avait passé l’âge de l’être et que Sara elle-même était stérile. Il eut la certitude que Dieu tiendrait sa promesse. C’est ainsi qu’à partir de ce seul homme, pourtant déjà marqué par la mort, naquirent des descendants nombreux comme les étoiles dans le ciel, innombrables comme les grains de sable au bord de la mer.
Ça se trouve où? – Hébreux 11.8-12- Genèse 17.15

Jacob/Israël 

Ça se trouve où? 
– Genèse 32.28

Saul de Tarse/Paul

Saul de Tarse était un homme religieux, acharné à persécuter tous ceux et celles qui avaient décidé de suivre Jésus Christ. Il est impliqué dans le meurtre de plusieurs. Alors qu’il était en route pour la ville de Damas, il fit une expérience surnaturelle : Jésus lui même s’adressa à lui…. . 
Ça se trouve où? 
– Actes 9 

Blaise Pascal – Pensées


« Que l’homme sans la foi ne peut connaître le vrai bien, ni la justice.Tous les hommes recherchent d’être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu’ils y emploient. Ils tendent tous à ce but. Ce qui fait que les uns vont à la guerre et que les autres n’y vont pas, est ce même désir qui est dans tous les deux accompagné de différentes vues. La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre.Et cependant depuis un si grand nombre d’années jamais personne, sans la foi, n’est arrivé à ce point où tous visent continuellement. Tous se plaignent, princes, sujets, nobles, roturiers, vieux, jeunes, forts, faibles, savants, ignorants, sains, malades de tous pays, de tous les temps, de tous âges, et de toutes conditions.Une épreuve si longue si continuelle et si uniforme devrait bien nous convaincre de notre impuissance d’arriver au bien par nos efforts. Mais l’exemple nous instruit peu. Il n’est jamais si parfaitement semblable qu’il n’y ait quelque délicate différence et c’est de là que nous attendons que notre attente ne sera pas déçue en cette occasion comme en l’autre, et ainsi le présent ne nous satisfaisant jamais, l’expérience nous pipe, et de malheur en malheur nous mène jusqu’à la mort qui en est un comble éternel.Qu’est-ce donc que nous crie cette avidité et cette impuissance sinon qu’il y a eu autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace toute vide et qu’il essaye inutilement de remplir de tout ce qui l’environne, recherchant des choses absentes le secours qu’il n’obtient pas des présentes, mais qui en sont toutes incapables parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire que par Dieu même.Lui seul est son véritable bien. Et depuis qu’il l’a quitté c’est une chose étrange qu’il n’y a rien dans la nature qui n’ait été capable de lui en tenir la place, astres, ciel, terre, éléments, plantes, choux, poireaux, animaux, insectes, veaux, serpents, fièvre, peste, guerre, famine, vices, adultère, inceste. Et depuis qu’il a perdu le vrai bien tout également peut lui paraître tel jusqu’à sa destruction propre, quoique si contraire à Dieu, à la raison et à la nature tout ensemble.Les uns le cherchent dans l’autorité, les autres dans les curiosités et dans les sciences, les autres dans les voluptés.D’autres, qui en ont en effet plus approché ont considéré que il est nécessaire que ce bien universel que tous les hommes désirent ne soit dans aucune des choses particulières qui ne peuvent être possédées que par un seul et qui étant partagées affligent plus leurs possesseurs par le manque de la partie qu’ils n’ont pas, qu’elles ne le contentent par la jouissance de celle qui lui appartient. Ils ont compris que le vrai bien devait être tel que tous pussent le posséder à la fois sans diminution et sans envie, et que personne ne le pût perdre contre son gré, et leur raison est que ce désir étant naturel à l’homme puisqu’il est nécessairement dans tous et qu’il ne peut pas ne le pas avoir, ils en concluent… »

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