Ce que les ex-grévistes de Milenis m’ont appris sur la foi

81 jours sans être payé, ce n’est pas rien. 

Je n’avais pas devant moi des grévistes, qui dans la mémoire commune sont des personnes qui, n’ont pas envie de travailler et jouent au domino, se donnent la blague histoire de passer le temps. J’ai rencontré des pères et des mères de famille faisant face à de véritables difficultés financières, confrontés aux relances de la banque car les prélèvements des traites de voiture et de la maison, ont été rejetés. 

81 jours de mobilisation comptabilisés pour les salariés de Carrefour Milenis. Depuis mardi les activités ont repris leurs cours, bientôt ils ne seront plus l’objet des titres des médias. 
Il ne s’agit pas d’un article supplémentaire pour ressasser les faits et la fin de l’issue de la grève. De bonnes ressources ont été diffusés par les ‘’gros’’ médias (Tv, Radio, Presse, …). Juste un partage après m’être entretenu avec les salariés. 


La veille de la reprise, je me suis rendue sur le piquet de grève et j’ai été formidablement surprise par cette unité qui régnait parmi les collègues. Ces collègues devenus amis, frères dans la lutte. Sur les visages, on pouvait lire beaucoup de fatigue, mais surtout de la satisfaction d’être arrivés au bout, après pratiquement deux mois sans salaires, des nuits blanches, des frustrations, des doutes … .


Quelque fois tant que l’on n’est pas dans une situation, il nous est impossible d’en saisir la portée, la difficulté, le sacrifice que cela implique. Après avoir échangé avec plusieurs sur place, j’ai été édifiée et donc tiré de belles leçons de foi. 


Foi en l’UNITE

Au total, 142 salariés ont décidé de mener le combat, ils ont porté manœuvre ensemble, se sont relayés jours et nuits en continu même les 25 & 31 décembre. Une unité soudée et organisée pour monter un piquet avec tous le nécessaire pour dormir, manger, les sanitaires de fortune, … traiter les informations à faire remonter aux médias.  


Foi en la PERSEVERANCE

81 jours sans être payé, ce n’est pas rien. 
Je n’avais pas devant moi des grévistes, qui dans la mémoire commune sont des personnes qui, n’ont pas envie de travailler et jouent au domino, se donnent la blague histoire de passer le temps. J’ai rencontré des pères et des mères de famille faisant face à de véritables difficultés financières, confrontés aux relances de la banque car les prélèvements des traites de voiture et de la maison, ont été rejetés. 
L’Unité a parlé, et un salarié m’a confié toute l’organisation qui s’est mise en place là aussi pour pourvoir aux besoins immédiats : bons d’essence, courriers à la banque afin de décrocher un délai d’attente, gérer avec les économies du compte épargne, faire appel aux proches pour les courses, etc,… .
On doit faire preuve d’une vraie force mentale pour ne pas tout laisser tomber, parce que la préoccupation première est que ses enfants doivent manger à leur faim. 


Foi en la SOLIDARITÉ

Il faut souligner aussi l’entraide naturelle qui s’est manifestée de la part de personnes externes au conflit. Combien les salariés sont reconnaissants de tous ceux qui spontanément donnaient de quoi manger, ou quelques billets pour tenir le coup. L’encouragement, c’est aussi le coup de klaxon envoyé comme signal de soutien dans la lutte. 


REPRÉSAILLES

Des représailles de la part du ‘’camp adverse’’, des personnes qui n’étaient pas d’accord avec cette grève, faute d’informations, faute d’incompréhensions, mais aussi simplement parce que en cette fin d’année on a besoin de faire ses achats et que c’est juste frustrant d’avoir le Carrefour fermé. 
Une équipe de sécurité autour du Centre commercial réquisitionné à l’encontre des grévistes, prêts à intervenir au moindre écart.  
La lutte s’accompagne de représailles, l’une ne va pas sans l’autre. Il faut savoir comment l’affronter, sans trop de casses.


Question ouverte aux croyants

Dans toute situation, il est sage de tirer des leçons pertinentes pour les défis de l’avenir, quelles que soient leur taille. Tous le monde y passe, c’est la vie.
Je saisis donc l’occasion pour m’adresser aux croyants, à tous ceux qui ont décidé de faire de Dieu, leur guide, leur priorité, leur recours dans la détresse, … . 
Je me rends compte d’une chose : la plupart des manifestants n’ont pas encore Dieu dans leur vie, et pourtant, ils ont relevé un gros challenge et ont manifesté une réelle détermination pour achever leur course. 
Cela me pousse à croire que c’est encore plus possible pour les Enfants de Dieu. 


Qu’en est-il pour nous qui sommes en relation avec l’Eternel des Armées, Celui qui combat pour nous ? 
Comment de façon quotidienne sommes nous déterminés à ce que des âmes reconnaissent Jésus comme Seigneur ? 
Quelle est notre taux de détermination dans la prière, lorsque nous sommes confrontés à des combats difficiles, où l’on pas l’impression d’entendre Dieu, ni de voir Dieu agir ? 
Déterminés à arrêter un péché auquel on a succombé une énième fois, alors que l’on se disait que ce serait la dernière fois ? 
Etes-vous déterminé(e) ? 
Là où Dieu nous place n’est pas le fruit du hasard. Les situations difficiles sont des pressoirs de chair et d’extraction de l’Esprit comme un parfum.
Le jour où nous avons dit oui à Dieu, nous avons été désignés comme cible par le diable. Depuis nous menons une vie de lutte (même si elle n’est pas physique.)
Quand nous sommes combattus, jusques où sommes nous prêts à aller ?Quand nous sommes combattus, quel est notre état d’esprit ? La victoire ou la défaite ? Quand nous sommes combattus, avons recours à notre propres forces ou celles du Très Haut?

Dimitri & Lucien : deux ex-grévistes qui ont dormi presque en continu sur le piquet de grève.


Pour poursuivre la réflexion …

2 Chroniques 20.20 notre Dieu, n’exerceras-tu pas tes jugements sur eux? Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s’avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi. 


Josué 23.9 L’Éternel a chassé devant vous des nations grandes et puissantes ; et personne, jusqu’à ce jour, n’a pu vous résister.


Ecclésiaste 4.12 Et si quelqu’un est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils ne se rompt pas facilement.

2 Corinthiens 7.5En fait, même à notre arrivée en Macédoine, nous n’avons connu aucun répit. Nous avons rencontré toutes sortes de difficultés : des conflits autour de nous, des craintes au-dedans de nous. 6 Mais Dieu, qui relève le courage de ceux qui sont abattus, nous a réconfortés 

Hébreux 12.4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

Ephésiens 6.13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

1 Pierre 5.8 Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera.

Apocalypse 12.11 Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort.

Jean: 16.33 Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde.

1 Jean 2.13 Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin. Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père.Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin.

1 Jean 5.4 parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi.

2 Corinthiens 2.14 Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance !


Remerciements aux ex-grévistes de Milénis. 
Crédit photo : Ellow!
15/02/19

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